Le Parc National n'interdira pas aux plaisanciers de profiter de leurs bateaux ! Au contraire : organiser les mouillage est une manière de rendre acceptable la présence d'embarcations qui peuvent avoir des effets nocifs sur certains sites : mise à mal de l'herbier de posidonie (arraché par les ancres), rejet d'eaux usées dans les criques fréquentées par les baigneurs, choc direct avec des nageurs ...
Seuls quelques sites très sensibles et peu nombreux seront organisés pour le bien de tous, y compris celui des plaisanciers.
Le système en vigueur depuis plusieurs années et mis en place dans les Calanques par le GIP est un bon compromis entre les différents usagers.
C'est ni plus ni moins ce genre de fonctionnement que le Parc National pourrait apporter à La Ciotat, sur les 3 seules zones de mouillages sensibles (calanque de Figuerolles, calanque du Mugel et des trois secs, et calanques de l'Ile Verte).
Il ne sera jamais question d'interdire purement et simplement les mouillages sur la totalité de la partie marine qui pourrait être incluse dans le futur Parc.
Voici la carte, calanque par calanque, pour le site de Marseille à Cassis :
On peut remarquer que sans les moyens du Parc National pour mettre en place, promouvoir, expliquer et surveiller ce genre de balisage, on risque de s'acheminer vers des interdictions d'accès beaucoup plus dures vis à vis des plaisanciers face à l'exaspération des baigneurs, usagers majoritaires des plages. Les moyens du Parc permettront au contraire des réalisation ambitieuses et inscrites dans la pérennité tout en restant évolutives.
Le Parc National sera une instance de concertation, de réflexion et d'action dont l'objectif sera de choisir puis de mettre en place des solutions acceptables par la totalité des différents catégories d'usagers du site.
Les baigneurs qui doivent faire face à n nombre croissant d'embarcations, à leurs rejets d'eaux usées, aux odeurs de carburant, au bruit des moteurs, seraient vite exaspérés par un fonctionnement du type "loi du plus fort" sur les zones sensibles et exigües des calanques. Ceci risque d'aboutir à un rejet global de la présence de plaisanciers sur ces sites.
On sait d'ailleurs que le nombre de bateaux de plaisance est en croissance continue et que le schéma des vocations litorales de la communauté urbaine MPM prévoir plusieurs milliers d'anneaux supplémentaires dans les 3 ans à venir. Ce sera autant d'embarcations supplémentaires sur les sites sensibles.
S'il n'existe pas de lieux de discussion, de réflexion ni de volonté d'apporter des solutions organisées, on va s'acheminer vers des conflits inévitables.
Trouver des compromis intelligents devient une urgence, le Parc National sera l'outil idéal pour y contribuer, y compris dans l'intérêt des plaisanciers qui auront eux aussi, au secteur ciotaden du futur Parc c'est à dire sur place, un interlocuteur responsable et à leur écoute pour transmettre leurs doléances.
Le schéma proposé par le GIP pour les calanques de Marseille à Cassis (ci-dessus) n'est-il pas un bon exemple de ce qu'il est possible de faire pour satisfaire les uns et les autres et préserver la cohabitation des différentes activités de loisirs ?



Commentaires