Chaque Parc National possède sa propre règlementation. Elle est adaptée au contexte local. Ainsi, dans le Parc National des Cévennes dont le coeur est de loin le plus habité des 7 parcs nationaux métropolitains, la chasse est autorisée. Pourquoi n'en serait-il pas de même dans les Calanques ?
Non seulement le coeur de parc calanquais est lui aussi habité, mais en plus, un Parc National aux portes de 3 villes dont une moyenne (oui, nous espérons bien que le Parc inclura La Ciotat !) et une mégapole de près d'un million d'habitants ne peut pas interdire les activités de loisirs que les habitants ont l'habitude de mener lorsqu'elles ne sont pas incompatibles avec la protection du coeur de parc.
Le décret d'application de la nouvelle loi de 2006 montre que c'est bien dans cet esprit que sont créés les nouveaux parcs :
<< La charte du parc national doit (...) prendre en compte, le cas échéant, la culture, les modes de vie traditionnels, les activités et des besoins
des communautés d’habitants vivant dans le coeur du parc et tirant traditionnellement leurs moyens de subsistance des milieux naturels, et notamment forestiers.>>
( Extrait de l'article 4 de l' Arrêté du 23 février 2007 arrêtant les principes fondamentaux applicables
à l’ensemble des parcs nationaux.)
L'expérience cévenole du Parc National et bien d'autres expériences en France et ailleurs montrent qu'en faisant preuve d'écoute, de respect et de concertation, les activités comme la chasse ne sont pas contradictoires avec la préservation d'un espace tel que le coeur d'un Parc National.
Le président du GIP calanques, Guy Teissier, chasseur lui même, a garanti que le Parc National des Calanques ne serait pas interdit à la chasse.
L'ex directeur du GIP, Jean Louis MILLO avait expliqué à notre collectif que ce qui serait intéressant, ce serait de mener avec les chasseurs et grâce aux moyens du futur parc national, une gestion écologique et cynégétique (oui, on peut oser associer les deux termes sans complexe !) du petit gibier. L'objectif étant d'améliorer la qualité du gibier actuellement disponible sans mettre à mal le reste de la faune et de la flore. Quel chasseur serait contre un tel principe de bon sens respectueux de sa passion et faisant des chasseurs des acteurs incontournables du futur Parc National ?