Le collectif "La Ciotat Coeur de Parc" remercie chaleureusment toutes les personnes, professionnels ou bénévoles qui ont joué un rôle pour lutter contre ce grave incendie. Nous sommes solidaires avec les ciotadens touchés directement par cet incendie et avec tous ceux qui sont touchés au coeur et attristés de constater les dégâts considérables. Nous aimions ces paysages, ils faisaient partie de notre vie, de notre culture et ils ont disparu en quelques heures !
Malheureusement, nous le savons, dès lors qu'un incendie atteint certaines proportions, il ne reste plus qu'à le combattre vaillamment et c'est ce que les pompiers on fait et bien fait, comme ils le font toujours : la venue du Parc National n'apportera pas de canadairs supplémentaires, ce n'est pas sur ce terrain là que le Parc National sera indipensable contre l'incendie. C'est avant cela qu'il faut agir : des solutions qui ont prouvé leur efficacité existent...
Comme pour l'incendie du 6 juillet au Mugel, le collectif "La Ciotat Coeur de Parc" considère que les moyens d'un Coeur de Parc National (réflexion d'ensemble, personnel de terrain, lutte dynamique contre l'incendie de façon préventive et renforcée les jours de Mistral) peuvent contribuer à éviter des départs de feu qui deviennent catastrophiques une fois déclarés après quelques minutes.
C'est à ce niveau (prévention et surveillance active) que le Parc National aura un rôle de protection capital à jouer. En outre, ceci ne coûtera pas un centime supplémentaire à la Commune, au Département ou à la Région car c'est de solidarité nationale qu'il s'agira alors.
C'est entre autre pour cette raison que nous demandons depuis 2005 que le territoire classé en coeur de parc soit aussi important que possible. C'est en amont que le Parc National pourra agir de façon prioritaire puisque c'est l'un des piliers de sa future charte.
A Port-Cros, grâce à cette gestion dynamique et préventive du risque en zone méditerranéenne, en particulier le déploiement d'un dispositif lourd les jours de fort vent, aucun incendie n'a éclaté depuis des années. L'île est pourtant parcourue par des sessions de Mistral très importantes et fréquentée par un public très nombreux.
Malheureusement, ces deux incendies montrent combien il serait dommage de passer à côté des moyens du futur Parc National pour les territoires concernés.
"La Ciotat Coeur de Parc" ne peut que partager les propos du directeur du GIP Calanques :
(photo : P.Nosetto - La Provence)
Incendie La Ciotat: un lourd bilan écologique, selon le président du GIP des Calanques
(AFP) – mardi 31 aout 2010, il y a 1 heure
MARSEILLE — Le député (UMP) des Bouches-du-Rhône Guy Teissier, président du Groupement d'intérêt public (GIP) des Calanques, a souligné mardi l'importance des "dégâts écologiques" provoqués par l'incendie qui a détruit 250 hectares de pinèdes et de garrigue entre Cassis et La Ciotat.
Ce sinistre, affirme-t-il dans un communiqué, "ne peut que confirmer la nécessité de créer le Parc national des Calanques".
Adressant "un message de solidarité aux populations de Cassis et La Ciotat, dont il comprend bien l'angoisse et la consternation", M. Teissier affirme que "si le pire a pu être évité, c'est déjà un lourd tribut pour la nature et le cadre de vie de milliers d'habitants".
"Entre Cassis et La Ciotat, ces 200 hectares de pinèdes et garrigue détruits en seulement quelques heures s'inscrivent dans un site d'une beauté exceptionnelle, à la valeur paysagère et écologique reconnue", affirme le maire du 5e secteur de Marseille.
"Site classé Natura 2000, ces espaces naturels abritent des espèces remarquables, rares, voire endémiques telles que le genêt de Lobel, la sabline de Provence, le genévrier rouge ou encore le lézard ocelé", détaille-t-il.
"C'est précisément cette valeur paysagère et écologique qui a motivé l'intégration des sites aujourd'hui détruits dans le périmètre pris en considération par l'Etat en 2009 pour le coeur du futur Parc des Calanques", souligne encore M. Teissier.
S'il est encore trop tôt, selon lui, pour dresser le bilan exhaustif des habitats et espèces les plus touchés, ou pour connaître l'origine du feu, le président du GIP y voit la démonstration "de l'extrême vulnérabilité de notre patrimoine naturel face au risque incendie".
Selon lui, le futur Parc des Calanques permettra d'améliorer la protection de ces milieux fragiles, puisque "un des axes majeurs de son action" sera sa "participation active aux stratégies mises en oeuvre face au risque incendie", selon le projet de charte en cours de concertation.»